mardi 16 juin 2009

Obernach International

Bien que Obernach soit plutôt isolé et que peu connaissent cet endroit, le centre de recherche accueille des personnes du monde entier ! Lors d'un repas, avec l'aide précieuse de Georg, nous avons planté un drapeau sur la mappemonde de notre cuisine pour chaque personne ayant résidé au blockhaus. Au final l'Europe est le plus généreuse contributrice. Nous aurons bientôt du mal à y mettre de nouveaux drapeaux. L'Asie du Sud Est est également un beau terrain de chasse pour le blockhaus. Notre logis a même su séduire quelques personnes d'Afrique et d'Amérique. Malheureusement l'Océanie et l'Antarctique manque au tableau de chasse. Espérons que le blockhaus trouvera vite de nouvelles proies pour compléter la mappemonde.




L'Europe est la plus généreuse contributrice


Le Blockhaus a une forte attraction sur les habitants d'Asie du Sud-Est

lundi 15 juin 2009

Karwendel Bahn

Nous avons eu beaucoup de chances pendant ce week end : 2 jours de beau temps alors que je ne compte plus les jours pluvieux. Nous sommes partis à Mittenwald pour prendre de la hauteur. En effet un téléphérique part du village (altitude environ 900 m) puis en 10 minutes nous dépose sur les sommets du Karwendel (altitude environ 2300 m). A l'arrivée un panorama magnifique. Il existe même une piste de ski pour descendre du sommet jusqu'à Mittenwald. Pour l'atteindre, il faut traverser à pied un tunnel très froid et très humide de 430 m de long.



A gauche l'arrivée du téléphérique et en bas le village de Mittenwald point de départ du téléphérique



Neiges éternelles et avant gout du paradis

dimanche 14 juin 2009

Une spécialité bourguignonne

Animal prépondérant de la faune d'Obernach, il est très facile à ramasser, surtout après la pluie, donc souvent ici. Je parle bien sûr de l'escargot.
L'idée d'en cuisiner date du début du stage, mais n'étant alors pas trop fan, et Julien encore moins, ce n'est qu'il y a deux semaines que nous nous sommes lancés. Nous en avons ramassés 21, n'attendant pas de nos amis du Blockhaus d'en manger 12 chacun. Valerie n'était pas très enthousiaste à l'idée de les faire jeûner, je les ai donc nourris de salade jusqu'au moment de la préparation (une semaine et demie plus tard, dans notre cas), ce qui les rend tout autant comestibles.




J'ai préparé un court-bouillon le dimanche soir (1L de vin blanc, 1/2L de vinaigre, 20g de sel, une carotte, une demi-branche de séleri, 2 brins de persil, 1/2 oignon, 1/2 feuille de laurier, thym, poivre, le tout cuit pendant 30min). Pour la cuisson en soi, j'y ai passé tout le lundi après-midi. Après les avoir faits dégorger avec du sel, les avoir ébouillantés (ça a fait bizarre le premier coup), les avoir triturés pour ne garder que la chair, je les ai cuits 3h avec le court-bouillon frémissant. Pendant ce temps, j'ai préparé le beurre d'escargot, avec l'aide de Valerie (les allemands raffolent du Kräuterbutter, qui est en fait la même chose). Pour finir, un peu de beurre dans chaque coquille, l'escargot, puis de nouveau du beurre, et mise au four jusqu'à ce que le beurre bouillonne.
Eh bien ils ont aimé, et moi aussi! Seul Julien n'en a pas mangé, mais les autres ne se sont pas faits prier pour prendre sa part.



jeudi 11 juin 2009

Blockhaus

Le Blockhaus, j'en avais déjà parlé au tout début, c'est cette maison dans laquelle nous logeons pendant le stage, à environ 10 pas des bureaux. Rien à voir avec un bunker; le terme blockhaus est employé pour désigner les maisons en bois construites avec des troncs entiers (ici, seul le rez-de-chaussée est construit ainsi). Salle de bain très récente, cuisine équipée tout aussi récente, machine à laver et sèche-linge (gratuits), et la petite touche qui fait le charme : du bois partout, du parquet qui grince. Valerie a en plus planté un petit jardin, avec plein d'herbes aromatiques, et même quelques légumes. Bref, vous l'aurez compris, on se sent ici à la maison, du moins plus qu'à Meunier.




La chambre, à l'arrivée


Le 1er

mercredi 10 juin 2009

Les mesures

Il est temps de parler de ce qui nous prend une grande partie de notre temps à Obernach : les mesures du niveau de l'eau et du sol. Malheureusement il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton pour qu'une machine prenne les mesures. Il faut mesurer : avant chaque expérience; lorsque l'eau vient d'arriver; avant de couper l'eau; puis à la fin de l'expérience. Nous devons pousser des espèces de wagons sur des rails puis insérer dans le logiciel l'abscisse (le long du rail) de mesure, et enfin cliquer sur start. Le laser (réfléchi par le sol) et l'ultrason (réfléchi par l'eau) sont alors entrainés dans la largeur par un tapis roulant. Et puis il faut répéter cela tous les mètres voir tous les demi-mètres, le tout sur 75 mètres. Quel travail fastidieux ! Parfois c'est même un peu périlleux car nous sommes assis sur une planche au dessus de l'eau et il ne faut surtout pas tomber sinon l'expérience est ratée.


Wagon de mesure.


Marque pour positionner le wagon.


Ultrason + Laser en pleine mesure.


Electronique.

mardi 9 juin 2009

Reconstruction

Une crue, on s'en doute, ça fait des dégâts. Avant de passer à une nouvelle simulation de crue, il faut reconstruire pas mal de choses. Remettre en place les petites pierres du grand Isar, du petit Isar (et là il faut être assez précis), remettre à niveau le sable. Tout ça, c'est du boulot, et c'est ce qu'on fait cette semaine. En tout, il faut compter deux-trois jours.


Pousser le sable, pelleter, balayer...


Admirez la performance


Etalage de pierres sur la Sohlerampe (cf. schéma)

dimanche 7 juin 2009

Lindau et le lac de Constance

Nous avions prévu une bonne rando pour ce week-end. La météo n'était pas d'accord, c'est donc la voiture que nous avons prise. Profitant de l'avant-dernier jour de validité de notre vignette autrichienne, nous sommes allés à Lindau, une petite ville bavaroise sur le lac de Constance, qui au passage se nomme Bodensee en allemand (rien à voir). La météo était assez capricieuse : soleil, vent, pluie, re-soleil... c'est mon appareil photo qui s'est régalé (et mes yeux).


Le vieux centre de Lindau est situé sur une petite île, toute proche de la côte.


Trois pays se retrouvent sur ce lac : l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse.


Les Alpes suisses, la tête dans les nuages.


A l'abri le temps d'une averse.


Paradiesplatz. Très agréable en effet.


Le port de Lindau et son phare...


au sommet duquel nous sommes montés. Très belle vue.


"Un bus de tamalous", diraient certains. C'est dingue, on en voit pratiquement à chaque sortie qu'on fait, et ce sont presque toujours des français.




Deux paysages magnifiques de la route du retour, parmi tant d'autres.